Sécurité Routière : coopérer pour mieux progresser

La Charte européenne de la Sécurité Routière vise à inciter ses membres à déployer des mesures concrète de sécurité sur la route, et à partager leurs meilleures pratiques, mesures préventives ou solutions.

Avec 3 800 signataires, entreprises ou organismes publics, associations, écoles, etc., il s’agit de la plus vaste plateforme de la société civile en matière de sécurité routière.

Une démarche d’amélioration continue

Au fil des dernières décennies, la Sécurité Routière s’est améliorée dans l’Union Européenne. Pourtant, le nombre d’accidents et de victimes reste trop élevé. Et pour le réduire, les États de la communauté européenne misent sur la coopération.

En clair, l’Europe veut tirer parti des initiatives nationales, et mieux comprendre les causes des accidents et les traiter (infrastructures, dispositifs de sécurité des véhicules, comportement des conducteurs et interventions d'urgence)

Pour cela, des actions concertées sont déployées (mesures législatives, campagnes de sensibilisation…). Et pour s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue, les États membres et les acteurs nationaux de la sécurité routière sont invités à partager leurs expériences et assurer des financements. Une coopération étendue à tous les acteurs qui le souhaitent, via la Charte européenne de la sécurité routière.

      

Partager les bonnes pratiques

La Charte européenne de la sécurité routière est une plateforme participative de sensibilisation à la sécurité routière. Déployée dès 2004 par la direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne (DG MOVE), cette plateforme vise à collecter et partager les meilleures pratiques et les meilleurs comportements à adopter en matière de sécurité routière, dans toute l'Europe.

Au sein des États membres de l’Union Européenne, plus de 3 800 organismes publics et privés – des entreprises, des associations, des autorités locales, des instituts de recherche, des universités ou des écoles… – ont déjà adhéré à cette Charte.

En la signant, chacun s’engage à :

- défendre les principes de la Charte européenne de la sécurité routière ;

- inclure des actions de sécurité routière à ses actions et décisions ;

- déployer des solutions visant à le nombre de victimes sur la route ;

- mener des actions concrètes de formation, d’information, etc.

      

Éviter les accidents, alléger leurs conséquences

Ainsi, la Charte pousse ses signataires à l’action, mais les incite aussi à échanger leurs idées et les solutions déployées.

Des solutions qui peuvent consister en :

- des actions éducatives,

- des actions relevant de l’information et de la sensibilisation (pour une meilleure compréhension des causes, circonstances et conséquences des accidents),

- des technologies concrètes visant à réduire les conséquences des accidents de la route,

- des solutions permettant de faire en sorte que les victimes de la route puissent bénéficier d’une assistance médicale, psycho et juridique efficace et de qualité.

Les résultats de leurs initiatives doivent aussi être évalués, puis les actions comme leurs résultats doivent être partagés sur le site web de la Charte.

Un partage d’expérience, relevant de la responsabilité sociale, qui permet à chaque adhérent d’avoir un réel impact sur les enjeux de la sécurité routière, et de participer à réduire le nombre de décès sur les routes. Et à tous de s'inspirer des actions les plus efficaces des autres membres.

 

Harmoniser les équipements obligatoires de sécurité des véhicules ?

A ce jour les règles de sécurité routière sont différentes d’un pays à l’autre.  ge de conduite, limitations de vitesse, équipement et accessoires obligatoires… Mais l’Union Européenne souhaiterait adopter certaines règles communes en matière d’équipement des véhicules. Une harmonisation qui concernerait 19 dispositifs qui devraient équiper les nouveaux modèles de véhicules, tels que le freinage d'urgence automatisé, l'aide au maintien de la trajectoire, systèmes de détection des piétons et des cyclistes pour les camions…

Parallèlement, la Commission veut aider les États membres à détecter les sections de route dangereuses, pour mieux cibler les investissements.

Ces deux mesures pourraient sauver « jusqu'à 10 500 vies et éviter près de 60 000 blessures graves sur la période 2020-2030 », affirme l'UE.. 

Photo © Pict Rider

AMV-DOT03-P