
Infractions au volant : le point sur les amendes encourues
28 juillet 2025 Assurance Auto
Conduire une voiture engage une responsabilité quotidienne vis-à-vis du Code de la route. Chaque infraction, aussi minime semble-t-elle, est catégorisée selon un cadre strict et donne lieu à des sanctions financières clairement définies. Mieux connaître le système des contraventions permet non seulement de prévenir les erreurs, mais aussi d’en comprendre les implications concrètes. Voici un panorama précis des amendes encourues selon la gravité de l’infraction commise.
Comprendre les cinq classes de contraventions
Le système français de contraventions routières repose sur une classification en cinq catégories. Cette hiérarchisation repose sur la gravité de l’infraction commise et détermine le montant de l’amende encourue. La première classe correspond aux fautes les moins graves. La cinquième regroupe les infractions les plus sévèrement réprimées. Ce classement structure les décisions administratives et judiciaires, et oriente les modalités de sanction : forfaitaire ou pénale, avec ou sans perte de points.
Les contraventions des quatre premières classes relèvent généralement d’une procédure d’amende forfaitaire. En revanche, celles de cinquième classe entraînent une sanction plus lourde, souvent fixée par le juge, avec parfois des peines complémentaires comme la suspension du permis ou l’immobilisation du véhicule.
Premiers niveaux d’infraction : classes 1 à 3
Les contraventions de première classe concernent principalement les stationnements irréguliers. Ces situations donnent lieu à une amende forfaitaire de 11 à 17 euros. En cas de retard de paiement, le montant est majoré à 33 euros. Le maximum légal est fixé à 38 euros. Aucun retrait de points n’est associé à cette classe. Certaines situations peuvent aboutir à une mise en fourrière du véhicule. Ces sanctions sont généralement traitées de manière forfaitaire et n’impliquent pas de retrait de points.
En deuxième classe, les infractions deviennent plus techniques. Changement de direction sans clignotant, non-paiement d’un péage ou absence d’attestation d’assurance figurent parmi les exemples. L’amende forfaitaire est de 35 euros, minorée à 22 euros pour paiement immédiat, et majorée à 75 euros en cas de retard. La sanction peut aller jusqu’à 150 euros.
La troisième classe marque une intensification du risque routier. Elle vise notamment les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h lorsque la limitation dépasse 50 km/h, ou l’utilisation de dispositifs de freinage non homologués. L’amende forfaitaire s’élève à 68 euros, minorée à 45 euros et majorée à 180 euros. Le plafond judiciaire peut atteindre 450 euros.
Infractions courantes aux lourdes conséquences : la 4ᵉ classe
La quatrième classe regroupe de nombreuses infractions fréquemment constatées sur le réseau routier. Elle englobe le non-respect des feux rouges, le franchissement de lignes continues, la conduite en état d’ébriété ou encore l’utilisation du téléphone en main. Le non-port de la ceinture de sécurité, la circulation en sens interdit, ou l’oubli du contrôle technique périodique sont également inclus.
Le montant forfaitaire de l’amende est de 135 euros. Il peut être minoré à 90 euros si le règlement intervient rapidement, ou porté à 375 euros en cas de retard. Le maximum légal est de 750 euros. Dans la plupart des cas, ces infractions entraînent un retrait de points. Leur cumul peut affecter significativement la validité du permis de conduire.
Cinquième classe : le stade pénal
Les contraventions de cinquième classe relèvent du tribunal de police et donnent lieu à une amende pénale. Elles concernent des comportements plus graves, tels que l’excès de vitesse supérieur à 50 km/h. La sanction peut atteindre 1 500 euros, voire 3 000 euros en cas de récidive. Jusqu’à six points peuvent être retirés du permis.
Le juge peut également prononcer des mesures complémentaires. Il peut s’agir d’une suspension de permis allant jusqu’à trois ans, de l’immobilisation du véhicule ou encore de l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Délais et modalités de contestation
Un avis de contravention peut être contesté dans un délai de 45 jours. Cette démarche peut se faire en ligne ou par courrier adressé à l’Officier du Ministère Public. La requête doit être accompagnée des justificatifs nécessaires : copie de l’avis, pièce d’identité, certificat d’immatriculation, et le cas échéant, demande de photographie de l’infraction.
Si la contestation est recevable, elle peut entraîner un classement sans suite. Sinon, elle est transmise au tribunal de police. Le juge statue alors sur la validité de l’infraction et peut adapter la sanction.
Assurance et conformité administrative
En cas de contrôle routier, la présentation du permis et de la carte grise est obligatoire. En cas d’oubli, l’automobiliste dispose de cinq jours pour fournir les documents. Passé ce délai, il peut être sanctionné d’une amende allant jusqu’à 750 euros.
En cas d’absence d’assurance, le conducteur s’expose à des sanctions prévues par le Code de la route. La conduite sans assurance peut entraîner une amende forfaitaire, une immobilisation du véhicule, ainsi que des poursuites pénales selon la gravité de la situation.
De même, la falsification ou la présentation de documents d’assurance non conformes constitue une infraction passible de sanctions pénales, incluant des amendes significatives et, dans certains cas, la confiscation du véhicule.
Alcool, téléphone, ceinture : des infractions sous surveillance
Certaines infractions sont surveillées de près en raison de leur impact direct sur la sécurité. L’usage du téléphone au volant donne lieu à une amende de 135 euros et à un retrait de points. La conduite avec un taux d’alcool supérieur à 0,5 g/l peut entraîner jusqu’à six points de retrait, des sanctions financières et des mesures administratives telles que la suspension de permis. La ceinture de sécurité reste un impératif légal. Son oubli est sanctionné par 135 euros d’amende et une perte de trois points.
Pour conclure
Les règles du Code de la route sont encadrées par un barème clair et évolutif. De la première à la cinquième classe, chaque infraction entraîne une conséquence financière proportionnée. En prenant connaissance de cette échelle, vous vous donnez les moyens de mieux anticiper les sanctions et d’adapter votre comportement au volant.
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