Rouler la nuit en deux-roues

Rouler la nuit en deux-roues

Dans la nuit du 28 au 29 octobre prochain, nous changeons d’heure pour passer à l’heure d’hiver. Si cela permet de gagner une heure de sommeil, cela raccourcit aussi malheureusement les heures d’ensoleillement. Avec comme conséquence principale la forte probabilité de devoir rouler plus souvent la nuit. Quels sont les bons réflexes ?

La règle la plus simple à suivre est celle du bon sens : la nuit, il faut “voir et être vu”. Une bonne visibilité est évidemment impérative. Sur votre moto ou votre scooter, vérifiez régulièrement le bon fonctionnement de vos ampoules d’éclairage, feu stop et clignotants notamment. Réglez la hauteur de votre phare pour qu’il soit efficace. Votre équipement doit être adapté : c’est le moment de changer votre visière de casque pour un modèle clair, les modèles fumés étant extrêmement dangereux, et interdits de surcroît. Pensez par ailleurs à nettoyer régulièrement votre écran (notamment en cas de pluies), car la nuit il est plus susceptible d’entraîner des éblouissements ou des gènes s’il présente des saletés face aux feux de circulation des automobilistes. Une bonne astuce est de porter son regard sur la bande blanche à droite de la chaussée lorsque vous croisez un automobiliste, cela permet d’atténuer les éventuels éblouissements. Enfin, choisissez des vêtements techniques munis de larges bandes réfléchissantes, ils sont très efficaces.

La nuit, on y voit logiquement moins bien, on distingue moins de détails et on fatigue beaucoup plus vite : les contrastes sont moins évidents et l’on distingue moins de chose, ce qui peut entraîner des baisses de vigilance. Adapter votre allure et renforcer votre anticipation doivent être des réflexes, afin de maximiser vos temps de réaction face aux imprévus. C’est particulièrement vrai en automne, où l’on évolue souvent “entre chien et loup”, avec un soleil bas en train de se coucher, qui est souvent très gênant dans les rétroviseurs. Pensez également que si vous êtes vous-même susceptibles d’être gênés par la lumière ambiante, les autres usagers le sont également : renforcez donc votre vigilance vis à vis de la circulation autour de vous, car vous n’êtes pas forcément aussi visible que vous le pensez à ce moment de la saison.

Au niveau de la conduite, anticipez davantage et prenez garde aux distances de sécurité. En virage, n’oubliez pas que votre phare n’est pas directeur : son faisceau étroit n’éclairera pas la sortie du virage qui restera donc dans l’obscurité si vous roulez sur une route déserte. Prudence donc !

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