Les voitures d’aujourd’hui proposent de nombreux accessoires technologiques innovants, mais que se passe-t-il quand l’un d’eux est défaillant ?

Plein phare sur les nouvelles technologies auto

8 décembre 2020 Actus AMV

Les voitures d’aujourd’hui sont vendues avec de nombreux accessoires à la pointe de la technologie, pour faciliter toujours la conduite, améliorer le confort du conducteur et des passagers, optimiser l’utilisation et l’espace dans l’habitacle, augmenter la sécurité… Mais justement, quand il est question de sécurité, dans quelle mesure faut-il faire confiance à ces nouvelles technologies ?

Un coup d’œil sur ces nouvelles options

Depuis plusieurs années, les concessions automobiles proposent de nombreuses nouvelles options technologiques, plus ou moins innovantes. Certaines ont une incidence directe sur la sécurité du conducteur et de ses passagers, ou aident à éviter les accidents et accrochages. 

Parmi les plus populaires se trouvent :

– Les radars de recul. Simples capteurs à ultrasons disposés aux angles de la voiture, ils peuvent déterminer la présence et la distance d’un obstacle lors des manœuvres à faible allure. Ils sont aujourd’hui généralement couplés à des caméras de recul.

– Le régulateur de vitesse, qui a été inventé en 1945 avant même que l’assurance auto ne devienne obligatoire. Depuis, cette option a été largement améliorée et existe maintenant en version adaptative automatique, grâce à un système de reconnaissance des panneaux de limitation.

– Détection d’angle mort, accessoire plus récent qui signale la présence d’une voiture dans l’angle mort avec un voyant lumineux situé près du rétroviseur latéral.

– L’avertisseur de somnolence, qui repère l’augmentation du temps de réaction du conducteur (reconnaissance des micro-ajustements de trajectoire par exemple), pour lui recommander de faire une pause quand sa concentration baisse.

Faire confiance, avec modération !

Les 4 exemples d’options présentées ci-dessus s’inscrivent dans une liste bien plus longue d’innovations en termes de sécurité, probablement obligatoires dans toutes les nouvelles voitures neuves, d’ici 2022. Ces accessoires ont pour objectifs d’aider le conducteur en lui donnant des informations complémentaires. Elles transmettent des données et avertissements à l’automobiliste, seul maître de ses décisions. 

D’autres options sont cependant plus autonomes, puisqu’elles entraînent une réaction automatique de la voiture. C’est le cas de certains freinages automatiques d’urgence, qui s’enclenchent si la voiture qui précède ralenti brusquement, cela se produit aussi lors du passage impromptu d’un piéton ou d’un animal. 

Si toutes ces options technologiques ne cessent d’être améliorées au fil des ans, dans quelle mesure pouvons-nous et devons-nous leur faire confiance ? Partir du principe que la voiture saura éviter la collision avec un piéton en ville est trop risquée. Le mieux étant d’envisager que cet accessoire déclenchera une réaction plus rapide et systématique. Néanmois, ces nouvelles options ne doivent surtout pas diminuer la vigilance du conducteur. Le risque zéro n’existe pas.

Responsabilité du conducteur

Mais alors, avec tous ces nouveaux accessoires qui transforment, voire révolutionnent, la conduite, si un accident survient suite à la défaillance de l’un d’eux, qui est responsable ? Lors d’un accident, la responsabilité ne sera pas imputée au conducteur du véhicule à l’origine de la collision en « cas de force majeure ». C’est-à-dire, lorsque l’accident est complètement extérieur au conducteur et à sa conduite, imprévisible et irrésistible, insurmontable (par exemple, les freins qui lâchent). Ces conditions indiquent clairement que le conducteur sera responsable si, par exemple, il change de voie et percute une voiture dans son angle mort, même si son détecteur n’a pas fonctionné. Il devrait, normalement, toujours vérifier par lui-même. En revanche, en cas de défaut de ce genre, le constructeur peut être tenu de rembourser l’indemnisation avancée par l’assurance, si la voiture n’avait pas été rappelée pour défaut de fabrication. 

En route vers la voiture autonome 

On entend de plus en plus parler des voitures autonomes, qui se conduiront toutes seules. Certaines sont déjà capables de se garer automatiquement. La multiplication des automatismes et détecteurs en tout genre et le développement de l’intelligence artificielle rendent ce projet de moins en moins utopique. Les contrats d’assurances devront sûrement être repensés et adaptés le jour où les voitures n’auront plus de conducteur.

Articles associés