Qualité de l’air, pollution : quel impact sur les automobilistes ?

Qualité de l’air, pollution : quel impact sur les automobilistes ?

En ville, la pollution est aggravée par la circulation. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les plus menacés ne sont pas les piétons mais les conducteurs automobiles !

Pollution : l’automobiliste, première victime de la voiture 

En janvier 2017, le « Lancet Public Health », a voulu déterminer le mode de transport qui expose le moins à la pollution. En croisant les résultats de 39 études scientifiques, retenues pour leur fiabilité, la revue a concentré son étude sur 3 critères : l’exposition aux polluants, la dose inhalée et les années de vie perdues. Le résultat est inattendu : piétons et cyclistes sont moins menacés que les automobilistes.

Même si elle a parfois été critiquée, car elle ne tenait pas compte des durées de déplacement, l’étude du « Lancet » a mis en évidence que l’exposition aux polluants principaux (le monoxyde de carbone, le dioxyde d’azote, la suie et les particules fines) impactait, par ordre décroissant : les automobilistes, les usagers des bus urbains, les conducteurs de scooters et motos et enfin les piétons et les cyclistes.

Déjà il y a quelques années une enquête de l’Association santé environnement France (Asef) avait prouvé que l’automobiliste est exposé à des taux de particules fines, de benzène et d’oxyde d’azote bien supérieurs aux limites préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour cela, l’association avait mesuré dans deux voitures, une récente et une ancienne, les taux de particules fines et d’oxydes d’azote. Et ceux-ci, très élevés, augmentaient lorsque les voitures pénétraient dans les tunnels. D’autres études menées en Europe ou outre-Atlantique ont abouti à la même conclusion : les automobilistes sont les plus touchés par la pollution, surtout quand l’automobile est arrêtée, moteur en marche. Donc dans les bouchons.

Pour vous préserver, aérez !

Enfin il semblerait que l’architecture urbaine a une influence sur l’exposition des piétons à la pollution atmosphérique : les bâtiments élevés, empêchant une bonne circulation de l’air, augmentent les risques de respirer un air de mauvaise qualité….

Alors comment limiter les conséquences de cette pollution, qui nous expose à un risque de maladies respiratoires chroniques, voire de cancer du poumon, de maladies cardiaques ?

  • Aérez la voiture lorsque vous vous retrouvez dans une zone non polluée car l’habitacle, clos, concentre les polluants au fil de votre trajet ;
  • Aérez impérativement lorsque vous sortez d’un tunnel : c’est dans ces lieux clos que la pollution dans l’habitacle atteint des taux les plus élevés ;
  • Si l’autoroute est saturée, plutôt que de rouler au pas dans un bouchon… prenez les petites routes et ouvrez les fenêtres !

Finalement, en attendant la généralisation des voitures électriques, peut-être vaut-il mieux marcher ou pédaler, en ville, que rester dans l’habitacle pollué d’un véhicule… Et si vous passiez aux deux-roues ?

< Article précédent :
> Article suivant :