Et si vous passiez au Vélo à Assistance Electrique ?

22 octobre 2019 Actus AMV

Le vélo électrique a le vent en poupe. Il représente aujourd’hui 40 % des ventes des vélos en valeur, avec 338 000 vélos vendus en 2018. Vous envisagez de passer vous aussi au « VAE » ? Tout ce qu’il faut savoir avant de sauter le pas.

Une assistance discrète mais efficace

Le vélo à assistance électrique est équipé d’un petit moteur et d’une batterie, généralement dissimulés dans le cadre, qui aide le cycliste à pédaler. Un « coup de pouce » qui permet à l’utilisateur de parcourir de longues distances, plus longtemps et plus vite, sans fatigue. Même face à une côte abrupte. 

Concrètement, le VAE va adapter son aide à votre besoin : plus on appuie fort sur les pédales, plus l’assistance sur le moteur est accrue. Alors pour aller travailler et arriver sans être épuisé et essoufflé, pour se balader le week-end, aller faire ses courses, le VAE est idéal. 

Les forces et limites du VAE

Il faut toutefois savoir certaines choses au sujet du VAE avant de l’acheter.

D’abord, il est plus lourd qu’un vélo classique : si vous devez le remonter dans votre appartement au 3ème sans ascenseur chaque soir, car votre immeuble n’est pas équipé d’un local à vélo, cela peut poser un réel problème.

Ensuite, vous irez forcément moins vite qu’en voiture pour vous rendre au travail sauf si vous roulez au pas dans les embouteillages chaque matin. Avec un VAE, l’assistance électrique vous permet d’atteindre une vitesse qui ne dépassera en aucun cas les 25 km/h. S’il peut dépasser cette vitesse, il est considéré comme un cyclomoteur, et au-delà de 45 km/h comme une moto. C’est pourquoi au-delà d’une certaine vitesse l’assistance est coupée automatiquement.

De plus, il ne faut pas oublier de recharger sa batterie, sans quoi vous devrez pédaler seul sur un vélo lourd ! Le VAE n’est pas adapté à la grande randonnée, compte tenu de son autonomie encore limitée.

Enfin, le prix peut être un obstacle : de 800 à plus de 3000 euros. 

Choisir son VAE, c’est choisir un vélo… et l’assistance

Le VAE se décline en différents modèles : vélo de type hollandais parfait en ville, VTT pour les sportifs, VTC (tous chemins) compromis entre VTT et vélo de ville ou encore vélo de course…

Ils n’ont pas le même usage : le VTT ou le VTC ne pourront par exemple pas accueillir de sacoche ou panier, et vous imposeront le port d’un sac à dos pour aller faire vos courses. 

Enfin, le vélo pliant est facile à ranger dans un appartement ou le coffre d’une voiture. Il est aussi plus léger, mais souvent avec une autonomie moindre.

Vous devez bien sûr être attentif à l’assistance électrique, et en particulier à la batterie qui l’alimente. Sa capacité et sa tension devront tenir compte de vos usages prévus. 

– Plus la capacité est élevée, plus la batterie pourra « tenir » longtemps. Pour des trajets relativement courts (moins de 25 km), 8 Ah suffisent. Au-delà, préférez une 10 Ah.
– Plus la tension est importante, plus l’aide apportée sera efficace. Ainsi, une batterie 24 V est suffisante pour un parcours avec quelques côtes, mais en montagne privilégiez une 36 V. 

Enfin, préférez une assistance proportionnelle : plus chère qu’une assistance « tout ou rien », elle est plus agréable puisqu’elle s’ajuste à l’effort que vous produisez.

 


Une aide à l’achat

Il existe des aides locales (régionales, départementales, voire versées par des agglomérations), ainsi qu’une aide versée par l’Etat pour un VAE à batterie sans plomb pour compléter une aide locale perçue. Mais attention, le cumul des deux est plafonné : la somme de l’aide de l’Etat et de l’aide locale doit représenter le montant minimum entre « 20 % du prix du vélo » et « 200 € ».

Enfin, si vous avez bénéficié d’une aide, vous n’avez pas le droit de revendre le vélo dans l’année qui suit.


 

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