Fan de tuning, quelles conséquences sur votre contrat d’assurance ?

Fan de tuning, quelles conséquences sur votre contrat d’assurance ?

Votre passion : la voiture « customisée ». Carrosserie, phares, jantes, sono, sièges, pare-chocs… peu à peu votre besoin d’originalité s’est exprimé dans tout votre véhicule. Cela peut-il avoir des conséquences sur votre assurance auto ?  Votre véhicule, unique, est-il toujours assuré à la hauteur de sa valeur ?

Des modifications… dans la limite de la légalité

En matière de customisation, tout n’est pas permis. Votre carte grise doit toujours « décrire » avec exactitude votre véhicule, alors toute modification portant sur l’une des caractéristiques mentionnées sur la carte doit faire l’objet d’une nouvelle homologation.

Par exemple, vous avez apporté des modifications techniques offrant à votre moteur une puissance accrue ? Vous avez « scié » votre voiture pour la transformer en cabriolet ? La carte grise n’est plus valable, et le véhicule n’est plus autorisé à prendre la route tant qu’il n’aura pas été homologué.

Pour obtenir cette homologation, vous devez vous adresser à la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement) : celle-ci contrôlera le véhicule et s’assurera qu’il est conforme à la législation. Si c’est le cas, elle établira un procès-verbal de « réception à titre isolé » (RTI), grâce auquel vous pourrez demander une nouvelle carte grise, présentant les bonnes caractéristiques.

Des possibilités de modification réduites

De nombreux changements sont interdits, car ils affectent la base « technique » de la voiture : modification du boîtier électronique, augmentation de la cylindrée du moteur, ajout ou modification du turbocompresseur, modification du nombre de sièges, modification des arceaux de sécurité…

Et en 2016, la loi s’est durcie, interdisant d’autres modifications, telles que :

  • La pose de bandes ou films adhésifs sur les vitres et parebrises, qui réduisent la visibilité et/ou teintent les vitres à plus de 30% ;
  • Le changement de pot d’échappement, pour un modèle ne respectant pas les normes antipollution ;
  • L’installation d’un appareil de sonorisation qui accroit significativement le poids du véhicule, ou dépasse du véhicule ;
  • L’ajout de becquets et ailerons ;
  • La pose de pneus plus gros

En clair, si vous voulez vous faire plaisir, concentrez-vous sur le confort et l’esthétique. Jantes chromées, pommeau de vitesse personnalisé, volant en bois et cuir… il vous reste encore quelques options pour rendre votre voiture unique !

Customisation et assurance

Mais au fait, en cas de modification, faut-il prévenir votre assurance ?

  • Oui, si vous avez dû refaire homologuer votre véhicule par la DRIRE.  Si par exemple la puissance est augmentée, votre assureur doit être prévenu : il pourra faire évoluer les primes d’assurance en fonction des nouveaux risques, liés à ce surcroit de puissance. Si vous ne le prévenez pas, vous pourriez ne pas être indemnisé en cas de sinistre, puisque le contrat d’assurance concerne un véhicule « différent »…
  • Non, si les modifications sont purement esthétiques… et que vous ne comptez pas les assurer. En effet, l’assurance vol ou l’assurance tous risques basent l’indemnisation, en cas de sinistre, sur la valeur « de base » du véhicule. Votre super sono ou vos jantes chromées à 2000 euros ne seront pas couvertes.

Parfois, certaines « options » peuvent être prises en compte par l’assurance, et couvertes en cas de vol ou de destruction. Un point à vérifier et négocier avec votre assureur.

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